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Concours de la Résistance et de la Déportation
 

Concours de la Résistance et de la Déportation

Un état d’esprit :

Le concours de la Résistance et de la Déportation n’est pas un diplôme ou un examen. Anciens résistants et déportés ont désiré ce concours pour perpétuer chez les jeunes la mémoire de ces années noires, pour que leurs combats et leurs souffrances ne tombent jamais dans l’oubli. Pour les jeunes générations, ce concours doit être l’occasion de s’inspirer de ces faits et d’en tirer des leçons civiques pour l’avenir. Le concours de la Résistance et de la Déportation est un outil de transmission privilégié car il encourage la rencontre directe entre les acteurs de ces événements et les jeunes. Il crée un lien entre deux générations.

Participer au concours de la Résistance et de la Déportation, c’est avant tout comprendre tout cela, comprendre l’esprit que ses fondateurs ont voulu lui donner. Participer à ce concours, certes d’histoire, c’est percevoir tout ce qui fait son actualité, sa modernité. Participer à ce concours, ce n’est rien d’autre : simplement exprimer par des connaissances historiques mais aussi (et surtout) par sa sensibilité en quoi le thème choisi cette année nous touche et nous interpelle encore aujourd’hui. En tant que citoyens, en tant qu’humains…


Chronologie du concours :

1955 : La Confédération nationale des combattants volontaires de la Résistance (CNCVR) est à l’initiative de la création d’un certain nombre de prix départementaux.

1958 : La CNCVR réclame la création d’un Prix national de la Résistance alors qu’il n’existe qu’une trentaine de prix départementaux.

1960 : La première session de ce prix est organisée dans certains départements.

1961 : Ce prix obtient un caractère national et officiel grâce à Lucien Paye, alors ministre de l’Éducation nationale.

1965 : Les modalités du Concours scolaire de la Résistance sont précisées et reprises, à partir de cette date, chaque année. Ce concours devient progressivement le Concours national de la Résistance et de la Déportation.


Fonctionnement :

Voici quelques informations sur le déroulement du concours. Nous avons sélectionné certains points importants du règlement officiel qui est par ailleurs publié chaque année au Bulletin officiel et consultable sur le site internet du ministère de l’Éducation nationale.

Pour plus d'informations, consulter le Bulletin officiel n°24 du 14 juin 2012.


Le concours en 9 points essentiels :

1. Le concours est ouvert aux élèves des établissements publics et privés sous contrat:
- collèges;
- lycées d'enseignement général et technologique;
- lycées professionnels;
- lycées de la défense;
- lycées agricoles;
- établissements français à l'étranger.

Sont concernés:
- au collège, les élèves des classes de troisième uniquement;
- au lycée, les élèves de toutes les classes.

Les établissements adressent leurs tableaux d’inscription à l’Inspection académique.

2. Le concours comporte 6 catégories de participation :

- Première catégorie : classes de tous les lycées. Réalisation d’un devoir individuel en classe (durée 3 h).
- Deuxième catégorie : classes de tous les lycées. Réalisation d’un travail collectif qui peut être un mémoire, associé ou non à d'autres supports, portant sur le thème énoncé.
- Troisième catégorie : classes de tous les lycées. Réalisation d'un travail collectif, exclusivement audiovisuel, portant sur le thème annuel.
- Quatrième catégorie : classe de troisième. Réalisation d’un devoir individuel en classe (durée 2 h).
- Cinquième catégorie : classes de troisième. Réalisation d’un travail collectif qui peut être un mémoire, associé ou non à d'autres supports,portant sur le thème énoncé.
- Sixième catégorie : classes de troisième. Réalisation d'un travail collectif, exclusivement audiovisuel, portant sur le thème annuel.

Pour les deuxième et quatrième catégories, le jury national ne retiendra que des travaux produits par deux élèves au minimum.

3. Les épreuves des première et troisième catégories doivent être réalisées en classe, sous surveillance, dans les temps indiqués ci-dessus. Les candidats ne disposent d’aucun document personnel pendant la composition. Ces épreuves individuelles doivent être réalisées sur des supports garantissant l’anonymat des candidats lors de l’évaluation des copies au niveau départemental.

4. Les travaux collectifs peuvent être conçus dès le premier trimestre. Les candidats peuvent avoir recours à différents supports : mémoire sous forme de dossier, DVD, cédérom, site internet, etc. Pour des raisons techniques (fragilité, sécurité...), les travaux collectifs doivent obligatoirement ne pas dépasser le format A3.

5. Il convient de privilégier les démarches personnelles de recherche de témoignages, notamment auprès d’anciens résistants et déportés et dans les archives départementales.

6. Les copies individuelles et les travaux collectifs des établissements de France, métropole et DOM-TOM, sur lesquels seront clairement indiqués le nom, le prénom, la classe ainsi que l’établissement des candidats, seront adressés par l’établissement scolaire à l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale (…).

7. Les jurys départementaux (…) peuvent désigner des lauréats départementaux qui reçoivent leurs prix lors d’une cérémonie organisée au chef-lieu du département (…).

8. Le jury national examine les travaux sélectionnés pendant l’été et établit le palmarès au cours du premier trimestre de l’année scolaire suivante. (…) Seuls les lauréats distingués par un prix participent à la cérémonie officielle de remise des prix par le ministre. Les candidats retenus pour une mention ne sont pas conviés à cette cérémonie.

9. La date des épreuves du concours pour l'année 2012-2013 a été fixée au vendredi 22 mars 2013, pour les devoirs individuels. Les copies individuelles et les travaux collectifs seront adressés par l'établissement scolaire à l'inspecteur d'académie, le vendredi 29 mars 2013 au plus tard.


Thèmes du concours :

- La victoire alliée et la libération des camps (1995).
- Les jeunes dans la Résistance (1996).
- Les femmes dans la Résistance (1997).
- Les étrangers dans la Résistance (1998).
- Les lieux de mémoire (1999).
- L’univers concentrationnaire dans le système nazi (2000).
- La Résistance intérieure et extérieure (2001).
- Connaissance de la déportation et production littéraire et artistique (2002).
- Les jeunes dans la Résistance (2003).
- Les Français libres (2004).
- Libération des camps et découverte de l’univers concentrationnaire. Crime contre l’humanité et génocide (2005).
- Résistance et monde rural (2006).
- Le travail dans l’univers concentrationnaire nazi (2007).
- L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant l’occupation : une forme de résistance (2008).
- Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi (2009).
- L'appel du 18 juin 1945 de Charles de Gaulle et son impact jusqu'en 1945 (2010).
- La répression de la Résistance par les troupes d'occupation et le régime de Vichy (2011).
- Résister dans les camps nazis (2012).
- Communiquer pour Résister (1940-1945) (2013).
 

 
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